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Tout de même 20 CIA étaient engagés sur des courses pendant ce mémorable weekend du 20 et 21 novembre ! 18 se sont alignés sur les 12 bornes du beaujolais.

Le 12km du beaujolais correspond en fait aux derniers kilomètres du célèbre marathon du beaujolais. Il se court le weekend du beaujolais nouveau et ça se voit : déguisements à gogo, BeaujOoO aux ravitos, passage de la course par les châteaux et bonne ambiance générale sont au programme !

 

On est donc arrivés vers 11h sur les lieux de la course ; le temps d’aller récupérer les dossards, de perdre 2 des coureurs ( :p), de les retrouver, de découvrir qu’on avait le droit à une bouteille de beaujolais par équipe et on est allés manger.

Un petit coup de vert dans les cheveux et on part prendre nos bus. Arrivés à Arnas, on se pose dans une pelouse et on se lance dans le gonflage de ballons ! Pour certain c’est presque une formalité ; pour d’autres : ballons qui explosent, percés, qui ne veulent pas se nouer… Le sort et le talent s’acharnent. Tout le monde finit par avoir son déguisement paré et là on voit que c’est plutôt réussi : les passants et coureurs s’arrêtent et nous demandent de poser ; la classe !

Groupe grappes INSA 12km beaujo

Bon et ce n’est pas tout mais il va falloir courir. On prend donc la direction de la ligne de départ et on entame un petit échauffement. Là, on comprend que l’on va passer une sacrée course : les ballons ça prend de la place, ça bouge en permanence et ça claque dans les oreilles.

12km beaujo 2010 depart 12 beaujolais
 

On se positionne pour le départ ; tout au fond de la zone de départ : il va falloir s’imposer pour doubler ! Ca y est, c’est parti ; la foule part tranquillement au trot et c’est à qui trouvera l’ouverture pour passer se faufiler sans encombre dans la foule. Après 500m, lun courageuxa route offre déjà plus de possibilités pour passer. Reste qu’il faut composer, les passages par les bas cotés sont un peu risqués mais permettent de doubler. Au bout de 2km, j’arrive enfin à trouver mon rythme et je peux observer un peu les gens qui m’entourent : un papa Noël reçoit pas mal d’encouragements et j’ai un énorme respect pour le gars en motard : combinaison et casque intégraux et en bonus il pousse une fourche avec une roue de motocross au bout… Il faut dire aussi que les grappes ne passent pas inaperçues ; les encouragements fusent du bord de la route et les regards des coureurs se tournent ; le boucan que font les ballons sont aussi efficaces qu’un klaxon.

 

 

Après 4km, le premier ravito : comme prévu beaujo et saucisson. Je croise un CIA qui s’est déjà arrêté pour en profiter. Pour moi ce seraTchin un verre d’eau, j’ai quand même envie de courir. Au 2nd ravitos (6ème km) ; je croise 2 grappes qui étaient parties pressées (attention, jeu de mot ;)) par peur de manquer et qui attaquent leur grand chelem de dégustation ! Je regarde ma montre : 32min ; et dire que certains doivent être tout proches de finir…

Les paysages sont très jolis et les vignes succèdent aux châteaux. Les ravitos s’enchainent aussi :p, toujours accompagnés de leur fanfare et de leur bénévoles enthousiastes. Après 8km, je me dis qu’il faut bien s’essayer à ce qui rend cette course unique : arrêt au ravito pour un verre. Je repars l’estomac en vrac... La course continue sur le plat puis d’un coup « oh, une montée ». Régulière et de pente raisonnable, c’est le moment de brûler l’énergie en stock. Progressivement je remonte des concurrents qui ont l’air de souffrir. Moi je me sens voler ; les entraînements dans croix rousse ont du bon ! Au milieu de la côte, j’entends un « allez l’INSA »… Ah, on n’est là pas incognito, je fais des hypothèses sur le pourquoi de la chose et je continue ma montée. Juste avant d’atteindre le sommet, cette fois ci ça se confirme : « allez l’INSA, allez le CIA, vive le cross » ; je suis démasqué ! Le gars est à peu près sur mon rythme donc je discute un peu. C’est donc un ancien du BDE et la Bandas l’avait prévenu de notre présence !

Juste derrière une grappe

En haut, un château se profile et dans le sens inverse, des ballons ! C’est Stéphanie qui avance avec un bon rythme. Pendant quelques secondes je me dis qu’en forçant un peu je peux peut être revenir à son niveau. Cette idée semble vraiment impossible quand après avoir fait le tour de la bâtisse, je me retrouve en sens inverse : plusieurs minutes se sont écoulées et il reste 2 bornes… 2 kilomètres de descente et vu que tous mes voyants internes sont verts je décide d’accélérer le rythme. Juste avant de basculer vers la descente je vois à plusieurs centaines de mètres devant des ballons violets virevolter ; objectif verrouillé !

 

Comme depuis le début de la course, je double encore et toujours. Les ballons se rapprochent mais semblent inatteignables avant l’arrivée.

 

Passage dans le mArrivée!!arché couvert, puis 2 lignes droites et c’est la fin ! 57 minutes pour moi (383ème, 20ème espoir); satisfait vu les conditions, qu’il n’y avait aucun objectif chronométrique et que l’objectif plaisir est bien rempli !

Pour les autres CIA, ça donne dans l’ordre d’arrivée : Fabien 50min (117ème ; belle perf !) ; Stéphanie 55min (3ème Espoire femme ; BRAVO) ; Etienne 56min ; Chloé 1h03 ; Emmanuel 1h05 ; Loïc, Antonin, Vincent, Marion, Paul et Simon  1h06 (avec un grand schlem ravito pour 5 d’entres eux) ; Gaby 1h07 ; Edgar et Adrien 1h09 ; Wala 1h25 et pour finir Charlotte et Anna 1h28

Par équipe ; on a pas vraiment brillé : 24ème pour les grappes de raison (6h25) ; 35ème pour les vieilles grappes (6h40) et 50ème/76 pour les insallumés (7h13)

(pour le clin d’œil, en arrangeant mieux les équipes, on obtenait la 8ème place mais avec encore 1h30 de retard sur les premiers…)

 

On le répétera jamais assez, on était là bas pour le fun et je crois que tout le monde s’est bien amusé ! On aura fini la journée après s’être ravitaillé par une remise des prix sous des trombes d’eau mais personne n’aura gagné un dossard pour le marathon de New York…